La Terre brûle-t-elle

Publié le par blog-question-actu

Il a l'air sympa, Yann Arthus-Bertrand. Bonne moustache, voix forte et convaincue, yeux clairs et volontaires. On y devine encore les reflets des paysages traversés... Et bien il EST aussi sympa qu'il en a l'air. Chez lui, pas de vouvoiement. Du "tu" pour tout le monde. J'ignore son âge, mais l'allure et l'enthousiasme sont ceux d'un Tintin qui règle les bandoulières de son sac à dos avant d'arpenter la muraille de Chine! Il interpelle tout le monde, sur le plateau. Maquilleuse, cameraman,... Le corollaire, c'est que tout le monde veut lui parler, échanger un peu, avaler une gorgée d'air pur. Mais il prend son temps. Il partage. Devant les ravages qui, à l'en croire, se préparent pour l'humanité, ces quelques minutes ne pèsent pas lourd.

Charles Berling est arrivé... nerveux! Il passe devant moi les lèvres serrées. La veille, il était à la Matinale, et il n'avait pas dormi de la nuit, à cause d'un enregistrement avec T. Ardisson. Il est vidé, je crois comprendre qu'il n'a pas encore tout à fait récupéré. Pendant le maquillage, il m'explique que le chauffeur qui est venu le prendre chez lui s'est trompé de route, et que "c'est quand même dingue, c'est son métier, je sais pas, moi, ils pourraient lui payer un GPS! Non?" Si.

Le courant est bien passé, je crois, avec Hubert Védrine, a priori pourtant l'antithèse de Yann Arthus-Bertrand: homme politique austère, énarque en cravate! Et bien pas du tout. Là aussi une idée reçue tombe, et c'est toujours une grande jubilation que de voir l'alchimie opérer entre les contraires. Monter un plateau, c'est faire un pari. Chaque jour. Et bien, cette fois, je crois qu'il est gagné...

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