Sarko, l'étincelle

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Etonnant de voir comme le simple mot "Sarkozy" peut déclencher les passions. Retour en arrière: le débat sur les violences urbaines se passe bien. A mon grand étonnement, le porte-parole d'AC le feu tombe d'accord avec le syndicaliste policier. Oui, il faut des sanctions immédiates. Oui, elles doivent être échelonnées, sans forcément passer par la case prison. Tout se passe bien, jusqu'à la pause... Gros silence pendant le journal, le réalisateur de l'émission me le fait remarquer en riant dans l'oreillette. Je demande alors au syndicaliste policier (avant la reprise de l'émission): êtes-vous d'accord avec votre collègue d'Alliance (autre syndicat) pour demander le départ du ministre de l'intérieur. Alliance le demande, non pas dans un esprit de sanction, mais pour clarifier les positions, entre ministre et candidat, les policiers étant soupçonnés de servir de troupes actives à la gloire du président de l'UMP. Bref, pour éviter le mélange des genres. Rien à voir avec les banlieues. AC le feu grommelle "ça vaudrait mieux, qu'il parte...". Et ça part. Le ton monte à une vitesse que je n'aurais pas soupçonnée, sur le thème: "Sarkozy est responsable", "mais non, les seuls responsables ce sont ceux qui allument le feu", etc, etc... Impossible de dire, de façon dépassionné, qui est le 1er de l'oeuf ou de la poule. Mais ce qui est sûr, c'est que Nicolas Sarkozy cristallise quelque chose sur sa personne. Et que, dans certaines circonstances, prononcer simplement son nom, suffit à voir, de part et d'autre, les vapeurs sortir des narines, les yeux se rougir, et les muscles se contracter!

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Eric Gillot 02/11/2006 09:35

Cher Julien Arnaud,                                                                                             Je m'éfforce de faire apparaître la mesure prioritaire à mettre en oeuvre sans délai pour assurer le calme dans les banlieues:                 La construction d'une école professionnelle obligatoire par "zone de cités".                Aussitôt chacun y voit un soutien à Sarkozy, alors que mon expérience était apolitique: juste la constatation de l'incompétence de la droite ET de la gauche qui ENSEMBLE ont oublié que 500.000 à 1 million de jeunes chômeurs constituent un handicap INSURMONTABLE, tant au plan de l'économie qu'au plan de la sécirité.
 

Mme Handler 30/10/2006 19:52

Il serait bon de ne pas toujours tout mettre sur le dos de Mr Sarkozy ! Le problème de l'insécurité existait déjà bien avant lui !
Qu'à fait la gauche lorsqu'elle a été au pouvoir  ? "rien" pour redresser la situation. Ha ! si ! se plaindre de ce qu'elle a soit disant récupéré ! Excuses minables pour masquer son évidente incapacité à régler le problème quand elle en a eu l'occasion et surtout le temps.... !
Avec ce genre d'argument nous ne sommes pas prêts d'avancer !
 Il serait bon qu'enfin la raison l'emporte sur la mesquinerie des réglements de compte inutiles et destructeurs pour notre pays.
Mme Handler M

cyrano 30/10/2006 17:53

Nicolas Sarkozy est le premier homme politique depuis 30ans à avoir le courage de s'attaquer aux tabous, aux non-dits et aux faux-semblants qui tuent la France à petit feu depuis trop longtemps. 
Il dénonce à juste titre cette dialectique angélique et niaise qui empêche d'établir les bons diagnostiques et d'adopter les solutions qui marchent. Cette fameuse dialectique (que les medias adorent) consistant à chanter les louanges des "grands fréres" et à vanter les mérites des associations bidons et gourmandes en argent public qui prétendent faire du "lien social" ou de la  "médiation républicaine" alors qu'elles ne font que se goinfrer de subventions diverses pour passer leurs journées à bavardasser avec 2 ou 3 morveux.
Ces associations bidons, généralement noyautées par la gauche (qui trouve ainsi le moyen de détourner de l'argent public en toute légalité) et les médiateurs en tout genre prospèrent depuis des lustres sur le business des bons sentiments. Formidable business que celui des bons sentiments où il suffit de prononcer  quelques belles paroles dégoulinantes d'émotion feinte et d'altruisme trop prétentieusement affiché pour être vrai. Ce fameux business des bons sentiments qui permet, au prétexte d'une fausse générosité, de faire l'économie d'un langage de vérité et d'une exigence d'efficacité.
Toutes ces associations de gauche, qui se repaissent d'argent public sans obtenir le moindre résultat tangible, ont très peur du langage de vérité de Nicolas Sarkozy. Elles ont peur pour leurs subventions, pour leur tranquille routine grassement rémunérée. C'est pour cela qu'elles cherchent à insulter et à discréditer Sarkozy à chaque occasion. Mais les français commencent à comprendre le jeu pervers et intéressé de ces associations à but hautement lucratif et c'est pour cela qu'ils sont de plus en plus nombreux à soutenir Sarko. Les contribuables français en ont marre d'être les vaches à lait de ces professionnels de la perversion des bons sentiments.
   
 

Eric Gillot 30/10/2006 17:35

Le fossé qui se creuse entre la population et les élites politico-médiatiques vient essentiellement du fait que le monde du travail est totalement absent de vos débats comme de l'assemblée nationale.
Par exemple:  Les gens qui vivent et travaillent en banlieue, offrent des emplois etc.,  entendent parler pour eux des intellectuels ou des politiciens qui inventent une expérience qu'ils n'ont pas !
Ce serait comique si ça n'était pas aussi grave.
J'ai offert 7 à 800 emplois par la presse gratuite à proximité de nombreuses cités, j'ai eu 50 réponses de ces cités, dont 30 ne m'ont pas agressé au téléphone, dont 10 ne considéraient pas un travail de plongeur comme de l'esclavage, dont 5 sont finalement venus faire un éssai, dont 1 n'est pas parti après le 1er "service".                                 Le dernier est parti au milieu de la 4èmè plonge parcequ'il y avait eu "trop de monde".
Les intellectuels ne savent plus que c'est très dur de travailler manuellement, trop dur pour des mômes qui ne font rien depuis l'âge de 14 ans:     Les fruits ne mûrissent pas à l'ombre des barres d'immeubles, on n'apprend aucun métier au pieds des immeubles.
Il y a au moins 500.000 jeunes à remettre dans des écoles professionnelles (à construire) si on veut bien, pour une fois ouvrir les yeux !
Eric Gillot