Quand Ségo vexe Enrico

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Reprise de blog, après une semaine de "bouditude". Je n'ai pas gagné le concours du meilleur blog média (Courchevel 2007) et, franchement, c'est pas juste! Déception compensée par la victoire du très justement estimé JM Aphatie (RTL).

Alors, rattrapons un peu, en, parlant de la semaine passée. Réflexion de Bernard Spitz, conseiller d'Etat, ex du cabinet Rocard, invité sur les retraites. Il me parle, après l'émission, de la dette. "Que se passera-t-il après l'élection? Le nouveau ministre des finances va arriver à Bruxelles, tout le monde va le féliciter, puis lui demander où en sont les réformes que l'Europe attend gentiment depuis des années. Ben, je viens d'arriver, va-t-il répondre. Ah bon, et bien nous, on en a marre d'attendre, alors maintenant, on va sévir. Que se passait-il jusquà maintenant? L'Allemagne connaissait les mêmes problèmes que nous. L'Europe ne pouvait donc pas grand chose devant l'axe Paris-Berlin. Mais entretemps, l'Allemagne a avancé. Pas nous. Et demain, elle négociera au prix fort la souplesse accordée aux Français. Ce qui nous fera encore perdre du terrain, sur plusieurs terrains stratégiques. Comme les énergies à privilégier, par exemple..."

Philippe Torreton était l'invité de Question de campagne, lundi dernier. Beaucoup de réactions hostiles, qui m'étonnent. Je comprends très bien qu'on puisse lui contester une légitimité à venir parler politique. Après tout, il n'est pas élu. Mais il est citoyen. Comme tout un chacun. Et pourquoi lui contester le droit de s'exprimer? Pourquoi en vouloir à quelqu'un qui vient simplement défendre des idées, sans autre but que de réhabiliter la politique?

Cette semaine, c'était Enrico Macias dans son fauteuil. Homme de gauche, dit-il, avant de tenter un exercice périlleux: justifier son soutien à N. Sarkozy. La cohérence du raisonnement n'est pas évidente. Et d'aillurs, il apparaît vite qu'elle est plus personnelle que vraiment politique. Il en veut à Ségolène, Enrico. Pour 2 raisons. La 1ère, il ne pardonne pas à Ségo d'avoir commis le crime de lèse-majesté, en contestant à Laurent Fabius (seul homme d'Etat du PS, à l'en croire) le rôle de candidat à la fonction suprême. La 2nde: il a chanté 3 fois en Poitou. Et elle n'est jamais venue, la Présidente... Alors que Nicolas S., lui, il est sympa. Il reçoit, il écoute, il répond. Royal...

Crédit photo : Ibo / Sipa Press

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Fanette 14/02/2007 19:07

C'est, effectivement pathétique, mais, Enrico a maintes fois tourné sa veste, toujours du bon côté !Frannchement, j'espère que Sarkozy ne passera pas, ça va être un chaos total ! Ségolène a beaucoup à apprendre, mais je préfère quelqu'un qui cherche à comprendre, plutôt qu'un âne qui promet à tout va..mais, c'est juste mon petit avisde citoyenne de la France d'en bas..Sans quoi, votre blog, il est génial, mais question design et interactivité..c'est  pas le top, allez sur Type pad, comme moi !;-))

ll 13/02/2007 14:08

Bonjour
Sans vouloir vous vexer, un petit effort sur le désign et vous serez bon pour Courchevel 2008 :)
Par contre le contenu ne manque pas d'humour en plus del'analyse.
Effectivement,ce qui me genait c'est le discours de M Enrico Macias qui manquait de cohérence. On le sentait plus affectif que concret et ça devenait lassant voire pathétique de se raccrocher à mr Sarkozy pour ces seuls motifs
Cdlt