Peace and love en campagne

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Peace and love... Paix et amour. C'était ça le maître mot du week-end politique. Avec un objectif clair: plaire au jeune ("LE" jeune, au singulier, comme il se doit). Point d'orgue: l'intervew de Nicolas S. sur Skyrock samedi matin, au cours de laquelle il reçoit un pétard, gracieusement envoyé par un auditeur. Au passage, Difool lui apprend un mot: le "oinj"... "C'est vous qui l'avez inventé?, demande naïvement le candidat à l'animateur qui en reste bouche bée (une 1ère, sans doute, dans sa longue carrière radiophonique ).

24h plus tard, Nicolas S., vibrant d'un amour dékarcherisé, invoque Martin Luther King et Jean-Paul II: "J'ai un rêve... N'ayez pas peur!". "Amour, amour, aimez,...", il le répète à l'infini, pour qu'on cesse de le faire passer sans arrêt pour le rabat-joie de service. Qu'on se le dise: il n'est plus l'homme qui punit, l'homme qui gronde, l'homme qui met au piquet. C'est le grand frère, celui qui conseille, à qui l'on se confie. Sur ses amours, ses peines, ses joies. Pour un peu, on l'appellerait maman, comme jadis avec Ségolène R.

Etrange retournement. Il n'y a pas si longtemps, c'était elle la mère de la nation, offrant le sein aux orphelins de la gauche. Depuis, il y a eu le débat sur sa compétence, et elle a dû changer son fusil d'épaule, pour montrer qu'elle en avait un, justement, de fusil. Et qu'elle était même prête à le charger si  nécessaire. Les balles sifflent encore aux oreilles de Claude Allègre et d'Eric Besson, entre autres victimes.

Un art du flingage qui déroutat l'électorat, à qui François tendit les bras. Et il engrange, le roi du ni-ni! Il fallait le voir, au Salon de l'étudiant, reproduisant maladroitement à plusieurs reprises, le geste que lui fit un supporter: un baiser sur le poing, envoyé dans sa direction. Jean-Pierre Mocky, invité sur le plateau, éclate de rire: "Quel cirque!". Après le succès du tracteur, devenu son emblème, François B. espère peut-être faire de ce geste le symbole du ralliement à sa cause! Peace...

Crédit photo : Ibo / Sipa press

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Roncevaux 22/03/2007 07:46

Ici je m"adresse à Julien Arnaud pour lui dire ma façon de penser pour ce qui concerne son professionnalisme. Je tiens à vous dire Julien Arnaud que vous ne faites pas votre travail en toute objectivité. Vous avez du mal à cacher  votre penchant pour le socialisme. En fait vous êtes malhonnête car bien souvent vos invités à un près sont  tous du même bord c"est-à-dire la gauche.
J"espère que la direction de la chaîne tiendra compte de mes observations car je ne suis pas le seul à avoir constaté ces anomalies.

guezelle 21/03/2007 09:36

Je pense que les gestes ou petites phrases que vous décrivez sont essentiellement tirés lors de meeting, de rencontres avec le public. Et, (dieu merci !) cela donne l'occasion de voir un semblant d'humanisme dans les attitudes des candidats ! Sur la plateau ou face aux journalistes, ils doivent assumer un role bien plus pesant et sérieux !
Je suis très friande de leurs interventions télévisuelles, des débats politiques... mais les voir s'exalter face à des milliers de sympathisants, les voir se laisser emporter par l'émotion (même légèrement feinte !) faire des gestes pour essayer d'être dans le coup... tout cela me semble aussi intéressant ! et pour nous, simple citoyen, on perçoit un candidat plus proche !
Je ne reproche pas systèmatiquement le calcul dans les attitudes des candidats ! Ils doivent surement laisser échaper de temps à autres des fragments de leur vrai personnalité !
Pour ma part, je privilégie le programme, la personnalité (présidentiable) puis viennent ensuite se greffer tous les à cotés "anecdoctiques" et si ces à côtés me séduisent en plus, alors c'est encore mieux !!!
Et depuis le début, pour moi, c'est Nicolas Sarkozy ! je suis persuadée que sous son rôle d'homme politique, c'est un homme très interressant et même très sympathique

Ventadour 19/03/2007 18:49

Chacun gère son image et l'on devine une foule de communicants qui interprètent et sur-interprètent tous les détails, tous les frémissements de sondages pour réajuster en permanence le produit. Nous ne sommes plus dans la politique au sens classique du mot. Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Fait-elle envie ou bien pitié ?