Mondialisation: quelle place pour la France?

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                  Hubert Vedrine, ancien ministre des affaires étrangères

                  Auteur du "Rapport sur la mondialisation"

                                                              

                              Nicolas BAVEREZ, essayiste

 

 

Hubert Védrine-Nicolas Baverez. Nicolas Baverez-Hubert Védrine. Tous les 2 se sont affrontés dans le Point, à propos du rapport de H. Védrine sur la France et la mondialisation. En gros, et pour faire très simple, Védrine dit ceci: la France doit se garder de la tentation d'appartenir à ce qu'il appelle la "Sainte alliance occidentale", qui se dresserait contre les pays émergents, et parfois hostiles.

N. Baverez, censé incarner un modèle "néo-libéral" à la française (même si ses positions sont beaucoup plus nuancées que cela) se place lui dans une position plus "morale". Oui, dit-il, il doit y avoir une considération morale dans les relations étrangères, et l'"hyper-realpolitik" n'est, in fine, bonne pour personne.

SUr l'écononmmie, en revanche, tous les 2 tombent d'accord sur un constat: la France se cherche, et croit se retrouver dans le rejet de la mondialisation. 18% seulement des Français la jugent positive. Mais la surprise c'est que les autres pays comparables pensent la même chose. 17% des Américains et 15% seulement des Britanniques jugent la mondialisation positive, alors qu'on présente souvent ces 2 pays comme les grands champions de l'affaire.

La spécificité française repose plus spécialement sur un autre rejet: celui de l'économie de marché. 35% seulement la jugent positive... C'est le coeur du malaise de la société française, qui rejette un systême que plus personne ne conteste dans le monde, et s'y résoud, renâcle, traîne les pieds au lieu d'optimiser ses atouts, pourtant évidents pour tous ceux qui vont voir à l'étranger ce qui s'y passe.

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05/11/2007 02:01

L'éffondrement du communisme a laissé carte blanche à ceux qui défendent une économie libérale et capitaliste.
La dualité de ces deux philosophies écononomique n'étant plus, les "libéraux-mondialistes" ont le sentiment d'etre les seuls à  pouvoir  gérer les affaires d'un monde instable et en quête de progrès.
L' érreur vient du fait qu'il y ait  une troisième voie non explorée...
Une économie qui s'"humaniserait" en reconsidérant les priorités  qui prévaudraient lors de  contrats  d'affaires, d'implantations    d'entreprises  ou d'échanges internationaux.
Mettre en préhambule de toutes négociations entre états, le respect des droits de l'homme et  de l'écologie. 
Aux sceptiques,je réponds qu'il ne faut pas sous-estimer le "pouvoir de l'argent" et  la volonté vicérale de  l'humain à vouloir progresser et améliorer sa condition.
Si la raison ne reprend les rennes du capitalisme mondialiste et libéral d'aujourd'hui , il y a fort a parier que nous paieront ,d'ici peu,nos imprudences manifestes.     
L'arrivée prochaine d'autres acteurs ( Chine,Inde...) et d'une autre vision économique et politique du monde , précipitera notre remise en question vis-à- vis de nos certitudes et de notre puissance. 
Le dérèglement climatique et sa cohorte de catastrophes "naturelles" mettront à mal notre productivité et sonnera le glas de nos considérations libérales concernant l'écologie.
Tout cela,nous contraindra à plus de conscience sagissant de notre idée d'un monde équitable et de notre avenir commun.    
                 
                                                                                             
 
 
 

Le libéralisme pour 27/10/2007 16:42

Cette méfiance vis à vis de l'économie de marché et cette méconnaissance du libéralisme ont une source :Un monde intellectuel longtemps dominé par la pensée dirigiste (marxiste entre autre)et un système éducatif enseignant une économie poussiereuse, datée et largement marxisante ou keynesienne. ( avec une fascination pour les maths, les courbes)L'enjeu de la prochaine decennie est de diffuser les idées libérales grand angle (et pas seulement la critique du libéalisme par les neo marxistes ou sa défense approximative par certains conservateurs.)